mardi 27 mars 2012

Que manque-t-il à Google Apps?

La question revient fréquemment, en particulier au vu de la compétitivité de son prix qui incite les analystes sérieux à rechercher le loup... Il serait bien entendu absurde d'affirmer la solution Google Apps comme étant exhaustive et l'on trouvera toujours à redire concernant tel ou tel choix de développement. Mais, outre les critiques de mauvaise foi et celles, fondées, mais trop spécifiques pour concerner une part significative des utilisateurs, la communauté Google Apps reconnaît l'existence d'un certain nombre de lacunes plus ou moins impactantes. À mon sens, voici les principales:

Des tâches dignes de ce nom: même si de nombreuses alternatives existent dans le Marketplace ou à l'extérieur, l'outil de gestion des tâches standard intégré à Gmail est par trop basique pour satisfaire des besoins un tant soit peu avancés (délégation de tâches, suivi et affichage multi-critères, etc.) et les API qui permettraient éventuellement d'enrichir leurs fonctionnalités ne sont pas au niveau de celles des autres applications. En d'autres termes, cet outil ne satisfera que les utilisateurs très occasionnels qui n'ont pas d'expérience avec d'autres gestionnaire de tâches. Nous recommanderons aux autres de compléter leurs Google Apps avec des solutions telles que Toodledo (pour un usage individuel), Producteev (pour un usage collectif personnel et professionnel) ou Zoho Project (pour un usage purement professionnel en mode projet).

Une fonction de tri des e-mails! Aussi étonnant que cela puisse paraître, Gmail n'offre pas la possibilité à l'utilisateur de trier ses mails d'une autre manière que par date. Il est vrai que le classement des messages par conversation, la recherche avancée et la catégorisation automatique ou manuelle des messages au moyen des libellés permettent de retrouver beaucoup plus facilement les informations dans la plupart des cas. Néanmoins, dans les quelques situations où le contexte que l'on arrive à déterminer est insuffisant pour filtrer un nombre suffisant de messages, il serait utile de pouvoir changer leur ordre d'affichage.

Quelques fonctionnalités avancées dans le tableur: il serait pratique de pouvoir profiter des capacités de calcul déportées sur les serveurs de Google pour faire exécuter au tableur des fonctions un peu avancées telles que la gestion de scénario ou les tables à double-entrées, toutes deux disponibles sur MS Excel. Bien qu'elles soient l'apanage d'un nombre relativement restreint d'utilisateurs, ces fonctions permettraient de positionner Google Docs non plus seulement comme le meilleur outil de collaboration pour les documents relativement simples mais également pour des documents complexes. Il serait également judicieux d'améliorer l'aide à la saisie des formules, qui disparaît quand on en a le plus besoin...

Une intégration plus poussée entre les Google Docs et au sein du domaine. Alors que l'architecture Cloud permettrait théoriquement de simplifier les problématiques de cohérence de formats et au sein de la société et l'intégration des outils les uns avec les autres, Google n'en tire pas profit pour présenter une solution plus efficace que ses concurrents. À quand les feuilles de style et les thèmes de couleurs partagés à travers le domaine, l'insertion de tableaux dynamiques dans les textes et présentations?.. 

Des accès hors-ligne en ligne avec les attentes des utilisateurs sédentaires. 
Là encore, des solutions de contournement permettent de compenser les lacunes de Google Apps en terme d'accès hors-ligne aux données : entre les clefs 3G qui permettent de repousser la limite de l'aire d'accès à Internet (mais en ne répondant que partiellement au besoin des utilisateurs en avion ou à l'étranger) et le recours à des applications complémentaires (Thunderbird, MS Office, Open Office...) pour autoriser l'édition des documents et e-mails hors-connexion, Google Apps s'accomode relativement bien aux situations dans lesquelles Internet n'est pas disponible... pour peu que ces situations aient été anticipées et les mesures adéquates, prises. Or, ces mesures vont à l'encontre de la philosophie des Google Apps (pas de licences logiciel, limitation des déploiements et de la maitenance...) et en limitent de fait la portée. Certaines de ces barrières sont, peu à peu, supprimées par l'OS Chrome, qui, combiné à Google Apps, autorise maintenant l'édition et la consultation d'e-mails et la lecture de documents hors-connexion. On espère que les fonctionnalités manquantes viendront vite compléter cet édifice...

Et vous, quelles fonctionnalités vous semblent manquer à Google Apps?

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